Luisante, frémissante, docile ou insoumise, attendue, parfois inattendue, solide autant que fragile, conformiste ou émancipatrice, la terre raconte, révèle, libère. Elle est devenue pour moi un besoin, une nécessité, un art de vivre.

Elle contient en germe la multiplicité des êtres qui vont en sortir. Si l’œuf s’est imposé comme une figure structurante, l’argile se laisse parfois apprivoiser pour donner naissance à des corps, vagues, graines végétales ou marines, compositions florales…

Il y a toujours une forme d’impatience, entre inquiétude et excitation, au moment où l’idée figurée va sortir du four, pour devenir peut être une terre partagée.

Brute, engobée, émaillée, chamottée, elle met en scène un monde minéral, végétal, entre réalité et fiction, pour raconter une vie poétique.